Stade de Wimbledon (Le)

Stade de Wimbledon (Le)
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Stade de Wimbledon (Le)
France, 2001
De Mathieu Amalric
Scénario : Mathieu Amalric
Avec : Adriana Asti, Jeanne Balibar, Esther Gorintin, Anna Prucnal, Ariella Reggio
Durée : 1h10
Sortie : 13/02/2002
Note FilmDeCulte : **----

Une jeune femme, écrivain, enchaîne les allers-retours à Trieste, à la rencontre des proches d’un écrivain mythique de cette ville…

Il y a dans Le stade de Wimbledon plusieurs films à la fois. Une enquête, ou plutôt une quête initiatique d’abord, celle d’un écrivain sur les traces d’un autre écrivain, à la recherche de l’hypothétique inspiration qui lui permettra d’écrire. C’est là un film sur le mystère de la création artistique, correspondant au message principal qu’a voulu faire passer Daniele Del Guidice, l’auteur du roman dont le film est l’adaptation.

Au-delà de l’adaptation littérale et littéraire, il y a ensuite un film sur l’amour, le désir que porte le réalisateur, Mathieu Amalric, à sa compagne, Jeanne Balibar. Il suit les pas de sa présence évanescente, son point de vue de réalisateur épouse celui de son actrice. Il y a donc un film poupée russe qui est la superposition de ces différents degrés: Amalric s’exprime dans Balibar qui s’épanouit dans sa recherche autour de cet écrivain. Un degré supplémentaire par rapport au roman, qui justifie son passage à l’écran.

C’est aussi un carnet de voyage, avec la découverte d’une ville, presque de la même manière que l’équipe du film débarquant dans la cité. On erre ainsi, dans des situations parfois à la limite du burlesque, à côté de Jeanne Balibar, à côté du réalisateur, dans la ville-frontière italienne de Trieste, à quelques encablures de la Slovénie. Entre Est et Ouest, une ville aux influences, langages, architectures métissés.

Il y a enfin un non-film, ou plutôt une non-histoire, avec une trame scénaristique qui n’est, justement, qu’une trame. Cette absence de repère déclenche l’ennui chez le spectateur, malgré la courte durée du long-métrage. Peut-on dès lors l’aimer? La réponse semble évidente, mais n’enlève pas toutes ses qualités au Stade de Wimbledon.

par Yannick Vély

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