Hugo Cabret

Hugo Cabret
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Hugo Cabret
Hugo
États-Unis, 2011
De Martin Scorsese
Scénario : John Logan
Avec : Sacha Baron Cohen, Asa Butterfield, Ben Kingsley, Jude Law, Christopher Lee, Chloe Moretz, Michael Pitt
Photo : Robert Richardson
Musique : Howard Shore
Sortie : 14/12/2011
Note FilmDeCulte : ****--
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Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de cœur - qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

LES DESASTREUSES AVENTURES DE L’ORPHELIN CABRET

Un héros de dix ans, un Paris de pacotille, le tout en 3D. Que vient faire le réalisateur de Mean Streets dans cette adaptation du livre pour enfants L’Invention de Hugo Cabret ? Après une introduction surprenante, délicieuse et immersive, nos doutes nous rattrapent et l'alliance contre-nature du cinéaste et de son sujet produit des résultats décevants. L'orphelin Hugo (Asa Butterfield), aidé de sa jeune amie Isabelle (Chloe Moretz), mène une enquête fastidieuse... et Scorsese sort les rames. L'intrigue patine, à peine aidée par des flash-backs patauds sur l'enfance d’Hugo et un pseudo-mystère sur la mort de son père (Jude Law). Trop long à certains moments, trop elliptique à d'autres, le film avance cahin-caha, peuplé d'une galerie de personnages secondaires à la fois inutiles et lourdement symboliques, notamment un gendarme ferroviaire campé par un Sacha Baron Cohen irritant. Les 2h07 du métrage paraissent alors durer une éternité.

PAPA GEORGES

Mais peu à peu, sans vraiment qu'on s'en rende compte, la substantifique moelle du projet apparaît : Hugo rencontre Georges Méliès - un très moustachu Ben Kingsley – et l'intérêt de Scorsese pour le sujet se fait jour. Du film pour enfant à la Jean-Pierre Jeunet, Hugo Cabret se mue alors en un formidable hommage au cinéma primitif. Sans qu’on s’y attende, les moments de bravoure s’enchaînent, Scorsese ressuscitant les films du pionnier - c'est un régal de découvrir ces images parfois oubliées sur grand écran - et donnant même à en voir les coulisses. Ce sont des moments très purs, véritablement magiques, et infiniment plus touchants que les atermoiements du petit héros… Le film aurait presque du s’appeler Georges Méliès. L’utilisation judicieuse que Scorsese fait de la 3D créé dans ces scènes des fulgurances méta-cinématographiques, théoriques, sublimes. Si elles ne compensent pas les défauts du long métrage, elles lui confèrent une grâce inattendue.

par Liam Engle

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