Gardens of the Night

Gardens of the Night
Envoyer à un ami Imprimer la page Accéder au forum Notez ce film
Gardens of the Night
États-Unis, 2007
De Damian Harris
Scénario : Damian Harris
Avec : Tom Arnold, Gillian Jacobs, John Malkovich, Evan Ross, Ryan Simpkins, Kevin Zegers
Photo : Paula Huidobro
Musique : Craig Richey
Durée : 1h50
Sortie : 30/11/1999
Note FilmDeCulte : ***---
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night
  • Gardens of the Night

Leslie est âgée de huit ans lorsqu’elle est enlevée par deux hommes. Elle va se retrouver captive en compagnie de Donnie, un jeune garçon de son âge également kidnappé. Les deux enfants vont être abusés sexuellement et s’échappent de cette realité dans un monde imaginaire qui n’existe que pour eux. Neuf années plus tard, ils sont dans la rue et survivent tant mal que bien, devant faire face aux fantômes du passé.

SICK WORLD

Milieu des années 80, deux photographies attirent l’attention de Damian Harris, celle d’une jeune fille de huit ans reproduite sur un litre de lait et portant la mention "disparue", et celle d’un jeune garçon illustrant un article sur le commerce des enfants. Elles donnent l’idée au réalisateur anglais de raconter le calvaire d’une enfant enlevée de son point de vue. Quelques deux décennies et bien des déboires plus tard, le projet est enfin achevé. Un sujet grave pour un film comportant des scènes quasi-insoutenables. Comment rester insensible quand l’innocence de l’enfance, qui devrait rester sacrée, est brisée pour Leslie et Donnie, et ce d’une manière tellement subtile qu’elle en est encore plus abjecte. Car non content de violer les corps, il s’agit également d’un abus psychologique, bafouant la vie passée pour en créer une nouvelle, basée sur le mensonge et la manipulation. Des scènes d’autant plus difficiles à regarder et à accepter qu’elles sont inspirées par des événement passés, présents et futurs. Dans quelle mesure notre vie d’adulte est-elle conditionnée par notre passé ? Quelle est la marge de manœuvre pour défaire ce qui a été fait? Comment vivre avec le poids d’un tel fardeau ? Damian Harris appuie fort sur un douloureux sujet, et réussit partiellement sa démonstration. Le film est scindé en deux parties, Leslie jeune et Leslie adolescente, et si la jeune Ryan Simpkins, avec ses longs cheveux blonds et ses grands yeux bleus, est le parfait petit ange victime de la bestialité des hommes, Gillian Jacobs donne l’image d’une jeune femme trop lisse pour être crédible. Personne en la voyant ne peut supposer le terrible passé d’enfant prostituée qu’elle est censée porter. De plus, les retrouvailles avec sa famille portent un nouveau coup dur à la crédibilité de la seconde partie. La première partie est la plus forte et la caméra, au niveau de Leslie, restitue le regard de l’enfance, se fixant sur un robinet lors d’un "rendez-vous", seul moyen pour elle de s’échapper. Un film à fortement déconseiller aux âmes sensibles pour un constat bien réel : chaque année 58.000 enfants sont enlevés par des inconnus aux Etats-Unis.

par Carine Filloux

En savoir plus

Quelques liens :

Partenaires