The Descent

The Descent
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Descent (The)
Royaume-Uni, 2005
De Neil Marshall
Scénario : Neil Marshall
Avec : MyAnna Buring, Shauna MacDonald, Natalie Mendoza, Saskia Mulder, Nora-Jane Noone, Alex Reid
Durée : 1h39
Sortie : 12/10/2005
Note FilmDeCulte : ****--

En plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Alors qu'elles tentent de trouver une issue, elles réalisent qu'elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles...

LA GROTTE DES LASCARS

On se rappelle encore l’horrible déception qu’était Dog Soldiers (2002), premier long métrage d’un dénommé Neil Marshall. A l’époque, le scénariste-réalisateur signait un film de loup-garou ridicule qui parvenait à entacher plus avant un genre déjà pas glorieux. Difficile de croire alors qu’il s’agit là du même Marshall, à la barre de ce The Descent bien nerveux. La première demi-heure du film n’est pourtant pas des plus rassurantes. L’exposition en deux temps est assez laborieuse et la peur se limite à des effets de sursaut assez faciles. Cependant, une fois l’expédition entamée, Marshall nous emmène dans les profondeurs d’une grotte qui rendrait n’importe quel spectateur claustrophobique. Un passage étroit, une spéléologue coincée, un éboulement imminent, et c’est toute la salle qui a du mal à respirer. Et ce n’est que le début. Avec une exploitation simple mais diablement efficace de son milieu, Marshall instaure une tension sans relâche pendant près d’une heure. Une heure durant laquelle il multiplie les bonnes idées, tant scénaristiques que formelles (on pense en particulier à l’usage d’une caméra DV). La mise en scène, alternant un montage énervé pour les scènes de stress et une approche plus posée le reste du temps, confère à The Descent une atmosphère prenante. De plus, jamais le film ne triche avec la lumière au sein de la grotte, éclairée uniquement par le biais de lampes-torches, de flammes, de fusées ou encore de bâtons fluorescents. L’obscurité ambiante finit de participer à la création d’une ambiance étouffante. Seuls bémols au tableau, une sous-intrigue obsolète dont l’issue s’avère plutôt incohérente, ainsi qu’une double fin complètement inutile.

par Robert Hospyan

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