Breathless

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Breathless
Ddongpari
Corée du Sud, 2009
De Ik-june Yang
Scénario : Ik-june Yang
Avec : Gol-bi Kim, Ik-june Yang
Photo : Jeong-ho Yun
Musique : The Invisible Fish
Durée : 2h10
Sortie : 14/04/2010
Note FilmDeCulte : ------
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Sang-hoon, dont la mère et la sœur meurent devant ses yeux lorsqu'il était encore enfant, a grandi avec la rage au ventre et une haine farouche envers son père, jugé responsable du drame. Un jour, Sang-hoon fait la connaissance de Yeon-hee, une jeune adolescente. Au fur et à mesure de leurs rencontres, ils vont se retrouver eux-mêmes…

DON'T FUCK WITH ME FELLAS, THIS AIN'T MY FIRST TIME AT THE RODEO!

Improbable Grand Prix au Festival du film asiatique de Deauville 2009, Breathless ressemble à la pire des caricatures d'un certain cinéma coréen. Et tout le monde y aura droit: Sang-hoon tabasse les gus qui passent, savate les hommes, défonce les femmes, leur crache dessus, tape sur les étudiants comme sur les flics, fout ses pieds dans la face des mauvais payeurs, des mauvais collègues ou des mauvais pères, latterait le public du film s'il pouvait descendre dans la salle, beugle des insultes et n'articule ou n'éructe d'ailleurs que ça, et le flash-back trauma nous apprend que sa mère est morte, renversée par une voiture, la nuit où il a porté (et perdu) à l'hôpital sa soeur poignardée par son père. Ca vous a plu, vous en voulez encore? Alors rencontrez Yeon-hee, jeune ado dont la mère est morte et dont le père fou est devenu impotent, tandis que le frère de Yeon-hee passe son temps à gifler cette dernière en lui vomissant tout son dico des insultes. Yeon-hee, elle aussi, aura droit à un gnon et un crachat de Sang-hoon - ces deux-là étaient faits pour se rencontrer. Séance torture que ce Breathless, dont le réalisateur, Yang Ik-june, pense vraisemblablement qu'il suffit de tenir le spectateur par les cheveux pour qu'il ne s'enfuie pas de la salle. Raté. Son film sur-outré ressemble à un remake coréen du Valmont des Inconnus, mixé aux cintres en folie de Maman très chère. A notre époque, et en moins drôle.

par Nicolas Bardot

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