The Song of Sparrows

The Song of Sparrows
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Song of Sparrows (The)
Avaze Gonjeshk-Ha
Iran, 2008
De Majid Majidi
Scénario : Mehran Kashani, Majid Majidi
Avec : Hamed Aghazi, Maryam Akbari, Kamran Dehghan, Reza Naji
Photo : Tooraj Mansoouri
Musique : Hossein Alizadeh
Durée : 1h36
Sortie : 30/11/1999
Note FilmDeCulte : ****--
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Après s’être fait renvoyé de son travail de responsable sur un élevage d’autruches, Karim est forcé d’aller trouver du travail en ville. Il devient moto-taxi et transporte hommes et marchandises à travers la ville de Téhéran, qu’il apprend ainsi à connaître. Il se met également à collectionner des débris divers, récoltés sur des chantiers, qui prennent une importance grandissante à ses yeux. Cette même montagne de « déchets » va provoquer un accident qui va le laisser incapable de travailler.

CHOOSE HUMANITY

The Song of Sparrows est le septième long métrage de Majid Majidi, dont le premier film, Baduk, fut sélectionné à Cannes, et qui possède l’honneur d’être le seul réalisateur iranien sélectionné pour l’Oscar du meilleur film étranger avec Children of Heaven. Son nouveau film trace le portrait de Karim, qui accumule les soucis : sa fille aînée a perdu son appareil auditif dans un puits, son impertinent de fils s’est mis en tête, avec ses amis, de nettoyer ce puits pour y élever des poissons rouges et il se fait renvoyer de son travail à cause de l’évasion d’une autruche placée sous sa surveillance. Ce dernier problème donnant lieu a de magnifiques plans du désert iranien doublés d’un indéniable comique de situation quand Karim, déguisé en autruche, parcourt le paysage à la recherche de l’oiseau évadé. Un contraste frappant avec les tours et autres buildings de Téhéran, nouvel environnement professionnel de Karim. Il devient par hasard moto-taxi et, au contact de ses clients, qu’ils soient hommes d’affaires ou marchandises - par extension le capitalisme et la technologie -, un autre homme. Fini l’homme affable et généreux avec ses voisins, il s’éloigne des valeurs humaines et de la nature pour ne plus penser qu’à accumuler des biens pour lui et lui seul. Son salut viendra de l’accident qui le cloue au lit et le force à regarder autour de lui et à reconsidérer ses priorités et son humanité. The Song of Sparrows délivre son message avec beaucoup de tendresse et une jolie dose d’humour. Un scénario qui tient bien la route, une belle photographie et un casting de choix, que ce soient les enfants ou encore Reza Naji (prix d’interprétation masculine de la Berlinale 2008), mélange de candeur, de fierté et de dévouement pour un personnage très attachant, tous les ingrédients pour un bon moment de cinéma.

par Carine Filloux

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